samedi, 11 janvier 2020 14:29

Composantes du Projet d'Amélioration de la Sécurité à l'Aéroport de Goma

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Le projet s’articule autour de deux composantes : Investissements dans l’infrastructure de l’aéroport et Renforcement des capacités et appui à l'exécution du projet.

Composante A : Investissements dans l’infrastructure de l’aéroport

Cette Composante les investissements nécessaires pour permettre d'urgence à l'aéroport de satisfaire aux normes internationales de sécurité et de sûreté, et de porter sa capacité au niveau d'avant l'éruption volcanique de 2002. La composante fait figurer les activités suivantes :

La réhabilitation de la piste actuelle, qui comprend : (i) le décapage de la lave à l'extrémité nord de la piste (activité quasiment terminée); (ii) la reconstruction des 335 mètres nécessaires pour ramener la longueur initiale totale de la piste à 3 000 mètres en cours de réalisation; (iii) la construction d'une raquette de retournement à l'extrémité nord de la piste; (iv) l'élargissement de la bande de piste et la construction d'une aire de sécurité d'extrémité de piste (RESA) aux seuils de la piste; (v) la construction du système de drainage latéral nécessaire le long de la partie ouest de la piste; et (vi) l'installation de balisage lumineux de piste et de voie de circulation.

La réhabilitation et extension de l'aire de stationnement actuelle, notamment le renforcement de la chaussée de cette aire et son extension en vue d'atteindre une superficie totale de 200 m x 130 m.
La réhabilitation des systèmes électriques de l'aéroport, qui porte sur la réhabilitation de l’actuelle centrale et de la station-relais opérationnelle, ainsi que la fourniture et l'installation d'équipements électriques.
Construction d'une nouvelle tour de contrôle y compris la fourniture et l’installation des équipements.

La construction de la clôture de sécurité de l'aéroport, parachevant la construction de la clôture déjà amorcée avec l'appui de la MONUSCO, et la réhabilitation de la route de service existante à l’intérieur de l’aéroport.
L’appui aux services de secours et de lutte contre les incendies, qui ont été établis avec le concours de la MONUSCO, par la fourniture des outils, pièces de rechange, et véhicules nécessaires, ainsi qu'une formation aux sapeurs-pompiers et aux personnels de secours.

La réhabilitation du terminal passager actuel ;

La réhabilitation de la zone de fret actuelle ;

La mise en œuvre des mesures d’atténuation des impacts environnementaux et sociaux liés aux travaux de génie civil.

Composante B : renforcement des capacités et appui à l'exécution du projet

Cette composante comprend les activités destinées essentiellement à appuyer le développement institutionnel de l’aéroport de Goma, partager les leçons apprises dans le cadre du projet proposé au profit d'autres aéroports en RDC, atténuer les risques associés aux activités volcaniques dans la région, promouvoir des interventions visant à fournir des dividendes au plan social aux communautés environnantes dans cette région touchée par le conflit, et veiller à la bonne exécution du projet. La composante fait figurer les activités suivantes :

La préparation d'un programme prioritaire de réhabilitation de l'aéroport. Les interventions porteront notamment sur la fourniture d'une assistance technique à la RVA dans le cadre de l'élaboration d'un programme de réhabilitation en faveur des aéroports nationaux figurant sur une liste prioritaire. L'assistance technique s’appuiera sur les résultats du plan directeur de l'aéroport national qui est actuellement en préparation au titre du Projet de transport multimodal en cours et s'inspirera des leçons et de l'expérience tirées du projet proposé.

Le suivi des risques volcaniques et le renforcement de l'état de préparation de l'aéroport et des communautés environnantes. Il s'agira, entre autres, de fournir une assistance technique, les équipements, la formation et d’assurer des coûts d'exploitation. Cette activité vient en appui aux mesures d’atténuation du risque élevé lié à l’activité volcanique dans la région du projet (voir la section sur les risques), et elle est conforme avec les résultats du criblage des risques climatiques et ceux liés aux catastrophes. Actuellement, la surveillance de l’activité volcanique est entreprise par l'Observatoire volcanologique de Goma (OVG), et le projet appuie, en partie, le programme de l'OVG au cours de la période 2015 à 2020. En plus des activités proposées sous le projet, une demande adressée à la Facilité mondiale pour la prévention des risques de catastrophes et le relèvement (administrée par la Banque mondiale) était en cours de discussion au moment de l’évaluation du projet.

La fourniture d'une assistance technique visant à renforcer le tissu socioéconomique des communautés aux alentours de l'aéroport. Le décapage

De la roche magmatique à l'aéroport permettra de disposer d'une grande quantité de pierres de lave (basalte) qui, une fois transformées, acquièrent une valeur économique. Au regard du taux de chômage élevé dans la région de Goma, le projet proposé prévoit de contribuer à la fourniture de dividendes sociaux aux communautés locales, en ciblant en particulier les femmes et les groupes vulnérables. Le projet proposé appuiera l'étude de faisabilité des activités à forte intensité de main d'œuvre, dont l'identification de la demande de sous-produits de basalte, tels que les pavés pour le pavage des rues, et la logistique de ces activités. En se fondant sur les résultats de cette étude de faisabilité, le projet pourrait élaborer des procédures opérationnelles pour des activités de cette nature, et rechercherait des partenariats et une collaboration avec les activités similaires en cours dans la région de Goma.

Appui à l'exécution du projet. Les activités portent sur la fourniture de biens, les services de consultants, la formation et les coûts d'exploitation afin d'appuyer la coordination, l’exécution, la gestion, l'audit et le suivi et l'évaluation du projet. La dotation budgétaire affectée à la gestion de projet, estimée à environ 6% du coût total du projet est faible par rapport aux normes de la RDC, mais elle prend en compte les économies d'échelle d'intégration de la gestion de projet au sein de la Cellule d’exécution du Projet de transport multimodal, la CEPTM. En général, les coûts de gestion de projet sont élevés en RDC étant donné le coût de la pratique des affaires dans le pays, imputable à une combinaison de facteurs tels que l'existence d'un réseau de transport peu développé, d'un terrain difficile et d'une vaste superficie du territoire, qui, bien souvent, exigent des déplacements par voie aérienne, ainsi qu'au niveau élevé et, en outre, des salaires d’un certain niveau pour attirer et retenir des personnes hautement qualifiées.

Lu 127 fois Dernière modification le mercredi, 12 février 2020 13:04
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